CASE-PILOTE
On a de la peine à imaginer aujourd'hui ce que fut Case-Pilote il y a 350 ans. Cette commune, une des plus anciennes de lile après Saint-Pierre et le Prêcheur, doit son nom dit-on, à un chef caraïbe surnommé Pilote par les Français et qui, tout comme son frère Arlets, avaient accueillis favorablement les nouveaux arrivés en poussant leur libéralité jusqu'à abandonner leurs terres pour aller habiter dans le sud de l'île, l'un aux Anses d'Arlets, l'autre à Rivière Pilote. Une autre version plus vraissemblable et la plus plausible à mon avis, nous est donnée par Sidney Daney dans son Histoire de la Martinique depuis la Colonisation jusqu'en 1815. La baie de Fort-de-France que l'on appelait Cul de Sac du Port Royal, avait attiré l'attention de du Parquet, Lieutenant Général de la Martinique. Ce dernier l'ouvrit aux vaisseaux de toutes les nations. Il poissa même l'humanité jusqu'à placé un pilote nommé Mathieu Michel, chargé uniquement d'aider les navires à entrer dans ce bassin. C'est probablement de cette circonstance que l'un des quartiers situés entre le Fort-Royal et Saint-Pierre, s'appela Case-Pilote. C'est à Case-Pilote que, défié par le nommé Bourlet, bouillant de rage, du Parquet concentra toute sa colère Mais cet effort lui produisit une commotion qui devait précipiter les effets de la maladie qui le minait.